LA CONCENTRATION ELIMINE LA PRESSION

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GEPA-15031481065 - LENZERHEIDE,SCHWEIZ,15.MAR.14 - SKI ALPIN - FIS Weltcup Finale, Riesentorlauf der Herren. Bild zeigt Henrik Kristoffersen (NOR). Foto: GEPA pictures/ Christian Walgram

La concentration élimine la pression. Oui, mais encore faut-il trouver les bons objets de concentration. Sinon, elle aura l’effet inverse. Elle provoquera la pression…

Henrik KRISTOFFERSEN, le skieur Alpin Norvégien de 21 ans, postule pour remporter le classement général de la coupe du monde.

Se focaliser sur l’instant présent

Dans l’Equipe du 15 février dernier, il détaille sa manière d’appréhender le haut niveau. Excellent !

Il exprime son envie de gagner. Il adore ça. Mais ce qu’il a compris, c’est qu’il faut se focaliser sur l’instant présent et sur ce qui ne dépend que de lui. Il sait que le résultat n’est qu’une conséquence.

Ses objectifs sont tellement pertinents, qu’il est immergé dans ce qu’il fait. Il ne peut pas ressentir de pression, car il ne pense pas à la victoire, mais au « comment ».

« Skie vite et skie juste »

Le journaliste lui demande : « Vous parvenez à gommer tout ce qui vous entoure, à ne plus voir que la piste et les piquets ? »

KRISTOFFERSEN : « Tout à fait. Je me souviens cette année, à Schladming (le 26 janvier), l’ambiance était dingue, tous ces gens qui criaient, ces sirènes qui gueulaient. J’ai réussi à les oublier. C’est une sensation bizarre, on sait que tout ça existe, mais c’est comme si on était devenu sourd, qu’on évoluait dans notre monde. C’est juste une histoire entre moi et mes skis. Et c’est la condition pour aller vite. Si, dans la pente, je commence à penser à tous les petits problèmes de la vie, je n’aurai pas le meilleur chrono en bas. Je me répète, mais il faut être concentré, ne pas s’éparpiller ».

Le journaliste : « Donc, en haut, le seul mot d’ordre, c’est : « skie vite ! » ?

KRISTOFFERSEN : « Skie vite et skie juste ! »

Le journaliste : « Ressentez-vous la pression ? »

KRISTOFFERSEN : « Pas du tout, à part celle que je me mets, qui est sans doute beaucoup plus importante que chez la majorité des gens. Je veux bien faire, c’est tout. Et qu’importe ce que les autres pensent ou disent de moi. Ça, je m’en fous. Tout ce qui vient de l’extérieur, les médias, le public, ça glisse sur moi. Bien sûr, depuis que je réussis, je sais que les attentes ont grandi, que je suis un homme à abattre, que, si je ne monte pas sur le podium, ça sera remarqué, discuté, analysé. Mais cela ne sera jamais aussi important que l’exigence que j’ai vis-à-vis de moi. »

Voilà un vrai compétiteur, un vrai gagneur, un athlète de haut niveau… Il n’a pas peur de perdre. Il ne pense pas au résultat. Il pense à ce qu’il doit faire. Simple et efficace…

Très bon WE

GS

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